
La double occupation prussienne
Plus de quarante membres des AMN-CC, passionnés d’histoire locale, étaient au rendez-vous, le samedi 17 octobre 2026 à la Maison de quartier, rue de Secqueville à CAEN, pour assister à la conférence donnée par Jean-Michel LEGAUD sur les OCCUPATIONS PRUSSIENNES EN NORMANDIE des années 1815-1819 et 1870-1871.

Jean-Michel LEGAUD au micro.
CAEN BOUCLÉE EN 1815
Dès la fin juin 1815, le territoire français est envahi par les troupes coalisées pendant que, dans le même temps, Louis XVIII rentre en France. La Basse-Normandie est occupée par les Prussiens après la défaite de Waterloo.
Près de 1 250 000 hommes occupent alors 58 départements. Les états-majors coalisés mettent en place des districts, correspondant à un département. Chacun d’entre eux est dirigé par un gouverneur militaire et un gouverneur administratif. Ces deux gouverneurs sont assistés dans leur tâche par un comité de district composé du préfet, des sous-préfets, des maires et des conseillers municipaux.
Cherbourg est la première ville occupée de la région. A CAEN, les Prussiens arrivent dès le 30 juillet 1815. La cité est vite bouclée. Les églises Saint-Nicolas et du Vieux Saint-Etienne sont transformées en écuries. L’occupant campe au Musée des Beaux-Arts (sur l’actuelle place de la République) et défile sur le pont de Vaucelles.
Un bourgeois de la ville, Laurent ESNAULT, a laissé un témoignage écrit de cette période dont Jean-Michel LEGAUD a lu de longs extraits à l’assistance. Le congrès d’Aix-la-Chapelle en novembre 1818 met un terme à l’occupation. Les Prussiens commencent à quitter leur garnison de CAEN dès octobre 1818. Au printemps 1819, l’occupant est rentré chez lui.
REBELOTE EN 1870
Près de 51 années vont s’écouler avant le déclenchement de la guerre franco-allemande de 1870-71, aujourd’hui bien oubliée. D’autant qu’elle n’a pas, croit-on, touché le Calvados. Ce qui n’est pas tout à fait vrai. Rarement vit-on, du côté français, une guerre aussi mal engagée, aussi mal préparée, aussi mal conduite. Elle fut déclenchée sur un malentendu voulu, il est vrai, par Bismarck, pour abattre le seul adversaire réellement dangereux pour le futur nouvel empire allemand.
La Normandie est, cette fois-ci, un théâtre secondaire de l’occupation prussienne. L’armée ennemie occupe essentiellement le Vexin et le pays de Bray. Néanmoins les 18-19 janvier 1871, les uhlans font leur entrée dans le Calvados. Pour peu de temps. Le 27 janvier 1871, la « bataille de Firfol » près de Lisieux, met un terme à cette avancée. Des francs-tireurs français tiennent tête aux Prussiens qui rebroussent chemin et qui n’atteindront jamais CAEN.
L’examen de documents d’époque à travers une lettre de garde mobile ou des livrets militaires apportés par le public, ont ponctué cette conférence très appréciée.
On peut en retrouver le texte intégral, gratuitement en ligne, sur le site Calaméo https://www.calameo.com/read/0006495194ce3f7d73bd9
Jean-Michel LEGAUD a clos son propos en présentant le thème de ses prochaines conférences dont une consacrée au météore tombé à L’Aigle en 1803, et ses romans historiques publiés aux Éditions NomBre7.

La conférence a réuni une quarantaine de participants.
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